Deux garçons de 11 et 12 ans violent une fillette et se filment.
Ils ont
été inculpés en France pour avoir violé
la soeur du second, âgée de 10 ans, et diffusé
des images de la scène avec un téléphone
portable dans leur école de Montfort-l'Amaury, près
de Paris, a-t-on appris vendredi de source
judiciaire.
L'affaire commence il y a neuf jours, dans ce secteur huppé de la région parisienne. Le plus jeune des deux garçons invite chez lui son copain, qui vient avec sa sœur, âgée de 10 ans. Ils regardent un film pornographique sur DVD. La séance terminée, les garçons décident de reproduire toutes les scènes avec la fillette. « L'enfant était complètement sous l'emprise psychologique des deux garçons et n'a rien pu faire pour leur échapper », explique une source proche du dossier.
En début de semaine, les gendarmes de la brigade départementale de la prévention de la délinquance juvénile, en tournée pédagogique dans l'établissement, découvrent les images et remontent rapidement aux auteurs.
Mardi, les deux garçons, issus d'un
milieu aisé, ont été placés en
rétention judiciaire puis déférés
devant un juge d'instruction avant d'être placés dans
des familles d'accueil. Les deux garçons devraient
être soumis à des expertises psychologiques, puis
renvoyés devant un juge pour enfant, qui ne pourra cependant
prononcer aucune sanction pénale à leur
égard.
Agés de moins de 13 ans, ils ne peuvent faire l'objet que de
sanctions éducatives, tel qu'un placement ou un stage dit de
réparation pénale, a-t-on précisé de
source judiciaireMardi, les deux garçons sont placés
en garde à vue et reconnaissent les faits. « Ce ne
sont que des enfants, ils étaient terrorisés. Comme
tous les enfants de ce collège, ils évoluent dans un
milieu social plutôt favorisé, précise un
enquêteur. Les parents sont effondrés.
»
Mis en examen, les pré-adolescents ont été placés en rétention judiciaire pour être soumis à des expertises psychologiques, et placés dans des familles d'accueil. Âgés de moins de 13 ans, ils ne peuvent faire l'objet que de sanctions éducatives. «Nous ne sommes pas face à des pervers : il s'agit d'un dérapage de gamins », estime une source judiciaire.
L'inspection académique a envoyé, hier, aux parents des élèves du collège une lettre pour « rappeler les dangers que peuvent représenter pour les enfants internet, les vidéos et les portables. »
Dr Daniel Ajzenberg est expert psychiatre auprès des tribunaux. Pour lui, « il faut absolument exclure la perversion » pour expliquer cet acte « complexe ».
Comment expliquer un tel geste, alors que les auteurs n'ont que 11 et 12 ans ?
À cet âge-là, le corps commence à bouger avec la puberté. Or, à l'heure du libéralisme sexuel, qu'il ne faut néanmoins pas regretter à mon sens, les enfants ont de plus en plus accès aux images. Leur curiosité visuelle est facilitée. Ici, le visionnage d'un film pornographique a déclenché un côté ludique. Et même si cela peut étonner ou choquer le profane, il s'agit pour les auteurs d'un jeu, à l'heure de l'éveil sexuel. Ensuite, pour se persuader de ce qu'ils considèrent être un exploit, ils décident de le diffuser, sans se préoccuper de la gravité des faits.
Des sanctions pénales seraient-elles utiles dans ce genre de cas ?
Je ne le pense pas. Même s'ils ne peuvent faire l'objet que de sanctions éducatives, les deux auteurs vont être confrontés à un véritable attirail judiciaire : garde à vue, auditions, mise en examen, expertises psychologiques... Ils vont prendre conscience d'une terrible réalité qu'ils n'avaient pas perçue jusqu'alors, et qui sera très difficile à assumer par la suite. Croyez-moi, ils vont en baver ! La victime, elle, sera malgré tout traumatisée, quoiqu'il arrive. Elle va être suivie par un certain nombre de spécialistes.
Les parents peuvent-ils être mis en cause ?
C'est tout le problème de l'éducation sexuelle, au moment de la puberté. Même s'il y a des cours sur ce sujet au collège, c'est surtout au niveau familial qu'il faut discuter. Les parents ne doivent pas hésiter à parler de sexualité avec leurs enfants, sans les brutaliser, de façon trop précoce notamment.

et bien on se demande bien ou on va !!! je suis d'accord avec toi la sexulaité est encore trop taboo les parents ont du mal à parler de cela avec leurs enfants !!! moi j'espère que je neserai pas coincé quand le moment arrivera !!!!!! 
justement parce-que dans le futur c'est ce qu'ils seront sans doute s'ils ne sont pas pris en charge






Commentaires